L'illusion de la vie ou croire qu'après tout il y a une utilité a être là ou nous sommes
quand nous y sommes ...
Qu'elle reste illusoire, et que si un jour on venait à prouver qu'elle l'est, que l'on continue a croire qu'elle ne l'est pas, c'est bien la seule considération qui nous rattache à elle ...
Nous nous ne sommes qu'une suite d'accidents peut être imprévisibles, mais pas inexplicables, si on ne comprends pas la mécanique de la vie, de la conception à la décomposition, ce n'est pas parcequ'elle est inexplicable, mais parcequ'elle est inexpliquée ...
Le reste, les sentiments, ce qui constitue l'animal pensant, n'est qu'artifice ...
Une aberration de l'esprit, qui tente en vain de refouler nos instincts primaires par des masques qui ne cache que notre impuissance ...
Tout n'est que réaction chimique ordonné par des organes de perception puis traité par un cerveau formaté, surement pas par soi-même, mais bel est bien par celui que l'on croit être soi, l'image de ce que l'on pense être aux yeux des autres ...
Tout ce que nous pensons nous a été inspiré, tout ce que nous pensons créer existe déjà, la vie est un disque rayé ...
L'Homme se sent intelligent, alors qu'il ne fait que découvrir son ignorance, découvrir que le monde qu'il essaye de comprendre est infiniment plus compliqué que lui ...
Mais c'est aux yeux de lui même qu'il se ridiculise, c'est parcequ'il croit qu'il peut ressentir les choses de facon fondamentalement subjective, aimer, haïr, qu'il se trompe ...
La vie en elle même est une erreur, ce qui en découle ne peut être que perfectible ...
mais ce sont ces instincts qui nous poussent aussi à vouloir voir de quoi demain sera fait, la vie de l'Homme est un cercle vicieux, il naît ignorant, il bâtit sa vie sur ses espoirs de ne plus l'être, il meurt décu et ainsi de suite ...
La vie je ne peux pas la juger, je n'en ai pas la prétention, mais ma vie elle si ...
Elle a la valeur que je veux bien lui donner, celle que je pense qu'on veut bien lui donner ...
L'ennui et la frustration, qui sont mes deux principaux moteurs, me donne à peu près une idée de sa valeur ...
Ma vie n'est qu'une succession d'accidents, comme celle de tout le monde, une suite d'accidents facheux, tous les uns plus que les autres ...
On pourra me taxer d'égoïste et de pleureuse grecque, qu'importe, personne ne connaît ma vie, personne ne connaît la vie de personne ...
Il n'y a que la curiosité qui me retienne, l'envie de savoir à quoi sert ce manège, cette hypocrisie, base même de nos existences et de ce que nous en pensons ...
Il ne nous reste plus qu'à tenir, vivre, survivre plutôt, vivre serait ne pas avoir de considération pour le superflus ne s'en tenir qu'à notre rôle d'homme, vivre et mourir, en silence ...
Les résurgences de l'enfance se traduisent, à des échelles variables, de différents manières. Le sujet le plus caractéristique et le plus simple à analyser pour cette analyse n'est autre que moi même. Le postulat de cette analyse est que le sujet a conservé une sorte d'innocence insouciante propre à l'enfance, de façon souvent inconsciente, le mettant en perpétuelle quête de reconnaissance et lui interdisant toute confiance en lui. Cela implique un rapport conflictuel à la société et à lui même. On peut observer un phénomène de destruction qui se met en place au sein de la cellule affective stricement intime, la plus proche. Ce phénomène se retrouve chez l'enfant, sui sûr du lien affectif inaltérable qui le lie et l'intègre à ce cercle, se permet toutes sortes de libertés tendant à voir quel est le point de craquement de ce cercle, un point qui semble inaccessible. On observe aussi une absence de confiance en soi chez le sujet, qui peine à prendre des décisions tranchées par lui même, ceci entraîne, dans la cellule relationnelle et amicale, une situation de mise sous influence du sujet qui est plus à même de suivre mot à mot et à prendre très au sérieux les conseils ou injonctions de personnes en qui il ne se reconnaît pas forcément. On observe ensuite, l'incertitude latente du sujet vis a vis de lui même, et son soucis permanent de représentation lui conférant son caractère hautement influençable, dénué de confiance en soi, son incapacité à prendre des décisions, son inconstance particulière et son incapacité à reconnaitre ses erruers sans culpabilisation personnelle ou report de la faute et de ses effets sur une tierce personne. On remarque également que l'idée de bien faire prédomine chez le sujet ce qui découle de la vision manichéenne et égocentrée de l'enfant ce qui implique aue si l'acte entreprit n'est pas gratifié d'un compliment ou d'une quelconque reconnaissance, le sujet pensera, soit que l'acte était inutile voire mauvais, soit que les destinataires n'ont rien compris à ses intentions. Ces diverses observations révèlent le phénomène de l'autisme de l'enfance chez les adolescents et les adultes. Le sujet qui ne se fait pas confiance, cherche la reconnaissance du monde en général, cherche à être remarqué et cherche aussi volontiers de l'aide de l'extérieur pour solutionner les problèmes qu'il se crée avec ses proches et avec lui même. Les solutions qu'il met en oeuvre unilatéralement débouche rarement sur un succès et entraîne de ce fait une culpabilisation de soi ou une dépréciation d'autrui ce qui est nécesairement destructeur. On aura compris que cette prédisposition d'esprit interdit une quelconque remise en cause pertinente du sujet qui ne commence à se poser des questions que lorsque le premier cercle est détruit. Malheureusement, ce point de rupture est également un point de non retour et le sujet met un temps incalculable à recréer ce cercle brisé aui se retrouve de toute façon à jamais altéré.
A force de regarde en arrière je me suis fais un torticolis, les choix que j'ai fait sont ce qu'ils sont et la vie que j'ai est ce qu'elle est, plus que de m'y complaire, je m'y plais et je ferais tout pour garder le statu quo, à trop vouloir raffler la mise on y perd sa chemise !